171. De L’Au-Delà Du Plus Profond

La chose qui ressemble de plus en plus à un homme, grotesque, comme accroupi sur lui-même, rugueux, passé par la machine qui révèle la nuit, comme fondu sur lui-même, comme un cierge pascal oublié, le cou encore trop long, et cette antenne qui traverse le milieu du front, celle qui lui révèle les monstres cachés dans le réel, dans l’ombre même derrière les ténèbres, ces monstres que l’on respire, qui nous emplissent, qui coupent les ellipses et les gravitations, ces monstres mêmes que l’on rencontre au coin d’une rue et avale d’un trait sans le savoir, recrache à l’expiration et dont on écoute les balbutiements en les attribuant aux marches militaires comme aux saules pleureurs. Nile claudique vers la barrière électrifiée qui clôt son champ de vision. Au-dessus, les sphères chantent ; en son intime le plus profond, elles roulent leurs sanglantes sentinelles.

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