165. La Persistance Rétinienne De L’Autrefois

Henry North clôt son prélude et ses mains restent suspendues à quelques centimètres du clavier. Le vent est trop étouffant, il souffle l’oxygène de ses poumons, North se lève et s’approche de la fenêtre, pose ses mains sur l’appui et laisse son regard couler sur le paysage, déjà presque nocturne, d’une vallée vide. Une vallée bleue, violette, où ne poussent que la pierre et le chardon. « Mon amphithéâtre, enfin », murmure-t-il. Et ses ongles mordent le bois, mordent. L’eau vient à manquer. Les proies. Les animaux de passage ne passent plus, seuls les fantômes, et la persistance rétinienne de l’autrefois.

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