154. Passage De Wier Après La Grande Mue Du Sang

Wier a changé de peau. Sa mue s’effiloche sur le fauteuil crapaud qu’il quitte à l’instant. Fendue par le milieu, le Duc de la Peste en est émergé comme une vénus vêtue de sanie, un foetus du mal, un reflet dans la porte sombre qui lui fait face, lui aussi. A ceci près qu’elle s’ouvre d’elle-même à son approche. Johannes Wier caresse un instant le chambranle de la main gauche au henné, et son oeil mauvais balaie la pièce d’un faisceau rouge. Le bois du fauteuil craque sous l’ultralaser. Puis Wier franchit le pas.

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