149. Le Petit Cinéma Coagulé De Tim S. Glass

Les coupures de journaux s’accouplent, déchirées dans leur longueur, aux moignons d’émissions de radio, elles-mêmes entées aux extraits des programmes du matin sur les chaînes cryptées. Le Bardo Thödol gît déchiqueté au bord de la table d’opération. Glass a posé sa tête dans ses mains. Ses doigts entrouverts redécoupent son réel. Des bouts d’images, surtout des sons, défilent d’un doigt à l’autre. Chacun une antenne dressée ; chacun son propre poste de retransmission ; chacun la fin et le médium.

Des passages de vieux porno, des pulps radio avec image de structures fréquentielles, peintures abstraites et ultraréalistes, des rebuts collés sur la toile avec des tranches de membres humains coagulés. Un spectacle déprimant, Glass se relève et se sert un autre verre.

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