145. L’Ame Dans Le Vase D’Albâtre

Un cutter. Un appareillage complexe, des fils soudés à des plaques sensibles, des aiguilles coudées sur des rouleaux de papier. La musique des cataclysmes sourd des haut-parleurs. Le Rouquin est rentré seul chez lui, pas comme à son habitude. De la colle, des morceaux de magazine, de journaux, des bandes magnétiques, vidéo et audio, des rouleaux de cinéma, certains complets, les autres où la bande-image est disjointe de la bande-son. La mémoire de Glass est un kaléidoscope mortel.

La flaque de sang, au pied du mur, a nettement coagulé. C’est un Rorschach, il évolue dans les strates du plancher, il a déjà fait un mètre et quelques centimètres vers la table ronde, et rouge, le formica du piège-lion dans le sable, l’entonnoir chasseur des cauchemars. Glass n’a pas avancé d’un pouce, lui. Et désespère de garder son âme captive dans le petit vase d’albâtre sur la coiffeuse de marbre, au premier étage de la maison aux lumières blanches. Blanches sauf une.

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