125. Le Départ De L’Assassin

Wier quitte la pièce, et personne ne tente de l’arrêter. Ses pas glissent sur le sol comme un zéphyr sur une peau lactée, les carreaux de marbre blanc paraissent s’enfoncer autour de ses chaussures à boucle, se retirer en marée fossile, plutôt que de laisser ses semelles souiller le précieux mélange. Wier n’en a cure, lui qui sourirait à son propre supplice.

Wier quitte la pièce, et c’est une tenture d’obscurité régalienne qui s’effondre derrière leurs yeux, une lourde tapisserie de scènes de combat mélangées à des portraits de nus, d’animaux et d’objets tranchants mêlés, c’est un crépuscule du monde qui s’étiole, part en lambeaux sous les griffes du matin.

Et tous retrouvent leurs yeux pour voir – et leur langue pour le regret.

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