123. Tout Part De L’Epiphyse De Rossetti

Tout repart de la glande pinéale. Sur la montage au sommet de feu, Nile reçoit des ordres qui lui viennent pourtant de la partie postérieure de son troisième ventricule. Tous ses réceptacles sont en alerte, ils débordent leurs dimensions nucléaires et s’engorgent d’informations. Œil avorté ou véritable, Nile y cache son âme de soufre, son Ajna, en hommage duquel il déversera, en anagramme mortel, son fleuve de najas en furie lors de la première des Cités.

Tout repart du troisième œil de Nile. Son globe mystérieux de sphénodon, son chakra de la couronne, qui synthétise les jours et les nuits, leur alternance aléatoire, leurs entrecoupements à la lumière des lunes brisées, des morceaux de sphères énormes, dérivant mollement dans l’éther irrespirable.

Tout se rassemble depuis l’épiphyse de Nile Rossetti, les atomes comme les fantômes des univers à venir. Et tout ralentit, doucement, vers une aurore improbable. Là où les lunes pointent sur l’arête de la colline oculaire, Nile se tient, son cou démesuré brandi en index comme une antenne dressée vers le ciel. 

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