111. Tim S. Glass Au Bar Des Revenants

Nouvelle histoire d’absorption. Tim S. Glass attend au comptoir, un bras sur le zinc, l’autre dans sa poche de pantalon. Les yeux dans le vague, comme une double horloge sans aiguilles. Dans l’attente du Fourgueur, dans ce repaire de Changeurs De Sexe, et quelques animaux aux racines obscurs se pourlèchent les babines au fond près du long miroir et du jukebox automatique.

Soupir à côté de lui, Glass se retourne. Les glaçons dans son verre tintent. Il ne voit pas qui souffle mais il sait qu’il est vu. Ses cheveux, soudain, paraissent décolorés. La photographie de la scène rejoint les canons noir et blanc. Costume fin 40s début 50’s, la main dans une poche debout au pied d’un immeuble, un pied appuyé sur le haut d’une fenêtre de cave. Il s’agit visiblement du Waldorf Astoria – mais lequel ? On dit qu’ils sont tous interconnectés par un réseau de Passages privés. On dit aussi qu’il y e, dans le bureau du fondateur, une Ouverture qui mène tout simplement partout. Une légende devenue mythe, pense Glass. Qui sent une nouvelle fois un souffle sur son visage. Pas de quoi déranger ses taches de rousseur, mais tout de même, quand un fantôme vous expire dessus, mieux vaut connaître le numéro de la morgue par cœur. Et avoir l’estomac et le reste bien accrochés.

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