103. Wier En Son Antre Et Sa Multitude

Ici règnent les flammes. L’épiphanie du bois qui craque et de la sève qui explose. Autour de la table ronde, où des lignes s’entrecroisent et dessinent des aiguilles aux chas démesurés, la multitude s’amassent. Au centre trône Wier, le roi-lépreux, engeance vitreuse de l’ère atomique, le Duc de la Peste en majesté, entouré de sa cour de mendiants et de faux cul-de-jatte, détrousseurs, monstres ordinaires et déformations impitoyables, toute la lie et la sanie du monde rejetée par flots entiers au bord de son navire d’obsidienne rond comme un œil. Toutes excroissances de sa putride extermination. Johannes Wier, pseudomonarque d’un magnifique alignement, d’une conjonction extraordinaire à laquelle il peut annoncer comme prochaine la Guerre Du Dernier Sang.

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