061. La Liseuse De Contes

La viande, qu’elle traîne, et destituée, coulisse mollement autour de ses os, son sang solidifié. Ses six bustes, cent carotides, soixante bras et six prunelles fixent la matrice de la matière. Son vêtement en peau de paon déployé sur l’arrière, arme blanche aussi large que longue, gardienne du troupeau oculaire, derme de manticore prodigieuse, fait d’elle une fée d’ailes. Jusqu’à ce qu’on l’oublie et qu’elle crève dans un spasme et la lumière d’une chandelle de marin.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :