057. Le Second Satyre De La Colère-Serpent

Dans les caves de l’Hôpital. Où l’on sent l’odeur de l’herbe jaune, des cataplasmes boueux, la vie saignante qui exulte. Nile, mon nom, a sa vie propre. Il se retourne comme des gants, qui sont eux-mêmes des mots. Cette petite fille, croisée dans la journée : la nuit, elle est cri, elle est attachés à son lit, elle est travaillée au corps par le diable de l’hosto. Son nom d’enfance : Elizabeth. Son nom d’enfance a quelque chose de raccourci aujourd’hui – mais quel jour on est ? Voyons voir, la table roulante est descendue à sept fois trois reprises, une semaine tout rond. Ici, il fait froid, question de tissus je crois. Il y a surtout cette lumière noire qui émane de moi, heureusement que je suis le seul à pouvoir la voir. Mis à part les trucs qui habitent l’Hôpital avec moi. Ils sont comme une mouvance du coin de l’oeil. Je voudrais leur trouver un nom, à eux aussi. Mais ils ne grandissent pas, ils ne grandiront pas, ils sont restés là depuis toujours, et maintenant ils marchent dans ces couloirs, ç’aurait pu être un home pour vieux ou un immeuble de bureaux ou un ensemble de maisons victoriennes aux toits de tuiles recouverts d’engoulevents. C’a été une clinique où des âmes veillent dans le souvenir.

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