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017. Wier Et Son Ombre Damnée

Posted in maladie with tags , on mars 17, 2009 by 1000morts

Comme deux sphères du mal, l’éloge de la colère.

Droit comme un I, le duc de la peste et ses deux flingues de western, pénible décembre, surplombe la foule de ses cachots. Dans les souterrains sous la lune, il se terre des anacondas copulés, des vers à tête stalinienne, l’âme sainte des ange/vers.

– Des corps nus, dans toute la moiteur d’une alimentation déficiente.

Le duc est charognard. Sa lignée est celle des hyènes. Des vautours. Une interminable série d’estomacs à toute épreuve.

Il pointe son tube.acier, son âme criblée, au disque rougi du centre des cercles. L’anémie frappe ses joues creuses. Marques de Syphilis, l’ombre qui le suit. Son pétard damné.

– Syphilis, fleur de lys, fane tes congénères. Flétris leur appareil génital. Envoie toute la sauce, car la partie est d’ores et déjà gagnée. Il faut finir en beauté.

 

La Danseuse vint en marchant, ses genoux s’entrechoquant, donnant du sens aux moyens, sifflant le brut à même la chair. La Danseuse D’Apocalypse mime les déhanchements, absurde les évidences, fracasse les crânes de verre, désape les plus attachées à leur propre peau, inadmet les incapacités, hume les pistils avec paille incorporée, scorpionne les amants épuisés, pille les tempes grisonnantes, défroque les hermaphrodites, fascine les fruits pourris se réagrégeant, thyroïde les monarchies, hémophile les généalogies dantesques, et les cercles seuls font naître son épouvante.

 

Le duc prétend beaucoup de choses, et en commet beaucoup plus. Le jus qui sort de ses pores abreuve sa cohorte d’animaux déformés, les porcs qui dévorent leur maître, les guerriers à tête de naja, la furie des sans-pattes, les mâchoires qui rampent sur la coulée de leur matière fécale.

Johann Wier, ancien gouverneur d’Inde-Occidentale, y est resté.

 

Et Odessa ? Une erreur de typographie, une coquille vide. La senteur de l’os hypertrophié.

Elle permet aux voies de se croiser, car sa vue est trouble.

Son corps est amas.

 

Philis-âme-perdue, ombre de Son nombre, dévore son enfant avec un jappement mélodieux.

 

Les roseaux vivants craquent sous sa botte. Ses éperons labourent une bien belle progéniture. Une mixture de muscles noués, de scalpels encore en action, de sutures épuisées, de doigts pris dans les rouages, et de bouches qui supurent.

L’énumération a perdu de sa force. Wier n’amuse plus grand monde.