272. Le Syndrome D’Euryale IV

Posted in calcification avec des tags , on novembre 26, 2009 by 1000morts

“Je sais que tu m’entends, je sais ce que tu es. Tu es le plafond de verre au-dessus de cette ville fausse, le confluent des fleuves sous terre, les bissectrices et les ordonnées, les noeuds telluriques, les angles obtus, pointes et concavités. Tu m’obéis en sachant qui je suis, L’Une Des Trois, L’Une Des Trois. Je suis survivance. Tes yeux de pierres voient le monde à leur semblance ; ainsi entendent tes oreilles. Le monde est lourd sous tes paumes appuyées ; son goût est celui du galet mouillé de salive, son odeur celle du moellon qui éclate percé par l’incendie. Je suis vision, oeil de chat émeraude, racines les plus anciennes. Tu es à moi”, soupire-t-elle l’index pointé vers Glass, et depuis son banc opposé, chantonne doucement. Des ultrafréquences qui caressent sa peau de statue. Les yeux clos, les lèvres à peine mobiles, Euryale est un automate noir à six pattes recroquevillé dans la position du dross. De caresse, son chant se fait morsure. Laisse des sillons de griffures. Et craquèle comme une pellicule de calcaire la seconde peau de Tim S. Glass.

271. Quatre Points Noirs Sur La Peau De Liz III

Posted in demembrement avec des tags on novembre 25, 2009 by 1000morts

Seule entre ses parois, Liz, démembrée par l’écartement, ouvre la voie, laisse place, libère l’espace, et quatre forts chevaux n’ont pas assez d’une éternité pour en fixer l’envergure.

270. La Sainte Trinité Des Bandes-Sons De La Cécité

Posted in enterrement avec des tags on novembre 24, 2009 by 1000morts

L’aveugle se relève, énonce des oracles, dans la fumée des noix de muscade et les volutes du volcan souterrain. Il sort de la cellule, s’appuyant lourdement sur son bâton et pourtant marchant d’un bon pas, engendrant l’écho dans les couloirs déserts. Une lente et lourde marche, ses trois jambes contre la pierre, l’assurance de la cohérence. Toutes les partitions défilent derrière ses yeux, déconstruites et rapiécées à la va-vite ; portées issues des songes, clés des chants organiques, silences nourris des cliquètements, la sainte trinité des bandes-sons de la cécité.

Lodger, le visage relevé dans sa ténèbre, évolue parmi les brouillards colorés de son enterrement permanent.

269. Quatre Points Noirs Sur La Peau De Liz II

Posted in reproduction avec des tags on novembre 23, 2009 by 1000morts

Sa mort naturelle se fraie un passage, et c’est toute l’horreur de l’expulsion quand elle transmute la délivrance, fixe l’hébétude et précipite dans un brouet d’origyne.

268. Réouverture De La Chasse

Posted in meurtre avec des tags on novembre 22, 2009 by 1000morts

Lorsqu’il émerge de son coma provoqué, North voit flou. Il s’effondre sur une chaise, les muscles engourdis. Pense : il est parti ; sans traces ; l’arme des sphères n’est d’aucun secours ici. La focale se réorganise. Il jette un oeil autour de lui : dans la pénombre lacérée des voyants clignotants, la chambre lui semble une chapelle ardente. Pas de fleurs et pourtant leur parfum ; pas de pleureuse et cependant leur commerce est partout, l’écho de leurs lamentations court sur le mur… où North aperçoit, écrit en lettres de sang blanc, l’invite d’un réprouvé à le suivre “plus bas, toujours plus bas”.

La chasse est toujours ouverte. North se lève.

267. Une Longue Nuit De Passages Répétés Jusqu’Au Creux Même De Khalaï

Posted in maladie avec des tags on novembre 21, 2009 by 1000morts

Où est-elle passée. Où est cette fille, ses cheveux presque blancs, le grain de sa peau, la viande sous mes doigts. Sa chair feuilletée. Ses mille-pattes internes, la fertile variété de ses devenirs, sa glace aux légions de reflets, son diamant de facettes. Où s’est close cette marche. L’exploration. Fourrailler dans ses conduits. Malaxer les parois, les interstices, les lieux permanents du Passage. Qui me l’a enlevée, celui-là sera traqué, retrouvé.

Jusqu’à l’hallali des ongles retournés et de la bile qui s’épanche.

Celui-là seul connaîtra mon visage avant d’en emporter la fixation sous mes propres doigts.

Une longue nuit de passages répétés jusqu’au creux même de Khalaï.

266. Arrivée De ChromEssaline A Byble

Posted in marche d'enfer, passage avec des tags , , on novembre 20, 2009 by 1000morts

Les dialogues s’enchaînent, se nouent de telle manière qu’il n’est pas permis d’exprimer ici. C’est un alcool indigeste qui s’insinue dans leurs gorges. La complétude comme forme dernière de la satiété. Ils s’achètent mutuellement pour s’échanger à nouveau. Troquent leurs défroques pour une nouvelle mue. Et, sans bouger, accomplissent le chemin du retour, par les couloirs et les boyaux, les artères dépeuplées, les cages, toute l’aménorrhée mentale de Chrome mêlée des sacerdoces de Messie, sa danse, le flot des acteurs comme boucles noires dans ses cheveux.

Ils remontent la pente, Messaline ouvrant la marche sans un regard en arrière, les paupières closes d’ailleurs, et s’efforçant, l’air de rien, de mettre bas un second fragment de son miroir brisé reflétant Chrome sur ses talons.

Le cône de lumière apparaît enfin, ce tunnel de gaz carbonique où flottent les papillons éthérés. Messie a percé l’enveloppe qui lui ressemble pour repasser sur un Plan inconnu. Au pied d’une haute tour dominant l’océan.

Les dialogues s’enchaînent, se nouent de telle manière qu’il n’est pas permis d’exprimer ici. C’est un alcool indigeste qui s’insinue dans leurs gorges. La complétude comme forme dernière de la satiété. Ils s’achètent mutuellement pour s’échanger à nouveau. Troquent leurs défroques pour une nouvelle mue. Et, sans bouger, accomplissent le chemin du retour, par les couloirs et les boyaux, les artères dépeuplées, les cages, toute l’aménorrhée mentale de Chrome mêlée des sacerdoces de Messie, sa danse, le flot des acteurs comme boucles noires dans ses cheveux.
Ils remontent la pente, Messaline ouvrant la marche sans un regard en arrière, les paupières closes d’ailleurs, et s’efforçant, l’air de rien, de mettre bas un second fragment de son miroir brisé reflétant Chrome sur ses talons.
Le cône de lumière apparaît enfin, ce tunnel de gaz carbonique où flottent les papillons éthérés. Messie a percé l’enveloppe qui lui ressemble pour repasser sur un Plan inconnu. Au pied d’une haute tour dominant l’océan.Les dialogues s’enchaînent, se nouent de telle manière qu’il n’est pas permis d’exprimer ici. C’est un alcool indigeste qui s’insinue dans leurs gorges. La complétude comme forme dernière de la satiété. Ils s’achètent mutuellement pour s’échanger à nouveau. Troquent leurs défroques pour une nouvelle mue. Et, sans bouger, accomplissent le chemin du retour, par les couloirs et les boyaux, les artères dépeuplées, les cages, toute l’aménorrhée mentale de Chrome mêlée des sacerdoces de Messie, sa danse, le flot des acteurs comme boucles noires dans ses cheveux.

Ils remontent la pente, Messaline ouvrant la marche sans un regard en arrière, les paupières closes d’ailleurs, et s’efforçant, l’air de rien, de mettre bas un second fragment de son miroir brisé reflétant Chrome sur ses talons.

Le cône de lumière apparaît enfin, ce tunnel de gaz carbonique où flottent les papillons éthérés. Messie a percé l’enveloppe qui lui ressemble pour repasser sur un Plan inconnu. Au pied d’une haute tour dominant l’océan.

265. Les Mains Au Collet, La Tête Dans Les Flammes

Posted in munchhausen avec des tags on novembre 19, 2009 by 1000morts

Les mains de Lodger se sont détachées du corps disparu, électrifiées par la discontinuité du toucher. Le Marcheur lui-même a les yeux qui bavent et ses bras tremblent, toute bouche de son corps commence à exsuder, sa température interne monte en flèche, Lodger bouillonne et son sang et son eau et toutes formes liquides de son esprit ; Lodger, pris dans le jeu d’une marche interrompue, a la vision d’un oiseau qui s’enfuit d’un collet en abandonnant sa tête derrière lui.

264. Quatre Points Noirs Sur La Peau De Liz I

Posted in mort naturelle avec des tags on novembre 18, 2009 by 1000morts

Le terme s’approche et c’est la fin qui paraît reculer.

263. Vision De Glass/North Comme Accros Dans La Trame

Posted in calcification, maladie avec des tags , on novembre 17, 2009 by 1000morts

Deux hommes fixés sur leur sort, l’un au couperet de la tangente nosocomiale, l’autre amplifié de vibrations lithiques. Un cocktail de mousses et et sécrétions ; rien qui meurt jamais vraiment, rien qui cesse tout à fait. Ces deux hommes, plongés dans l’effroi d’une descente en rappels.